La stérilisation des chats et chiens errants au Brésil… L’engagement d’une vétérinaire française !

Fin décembre 2017, Les chemins du bonheur vous faisait partager en image l’extraordinaire initiative de l’association PROJETO CAOGATUNO au Brésil qui vise au bien être des populations les plus défavorisées en stérilisant les chiens et chats errants, et en soignant ceux dont les maîtres n’ont pas accès aux soins vétérinaires.

MucheNotre journaliste Muriel SONNET est partie à la rencontre de la vétérinaire Sigrid Vangasen.
Cette dernière nous répond avec son humanité et sa chaleur.
Un exemple d’engagement humanitaire dans tous les sens du terme.

MS : Dr VANGASSEN, vous êtes partie à deux reprises, 10 jours au Brésil, pour stériliser des chats et des chiens errants, pourquoi ?

SV : Une cliente devenue une amie, Mme ARTIGUES, dont le mari travaille au Brésil, a connu là-bas une association PROJETO CAOGATUNO qui s’occupe des chats et des chiens errants .  Au Brésil la surpopulation des chats , surtout , est effrayante, les animaux sont maltraités, faméliques,  leurs plaies ne sont pas soignées etc… La stérilisation des femelles est donc une priorité absolue ! Ces gens là sont formidables, mais ils n’ont rien, aucun moyen… « Te sens tu capable de partir au Brésil pour les aider ? » J’ai dit oui et je suis partie…

MS : Comment avez-vous organisé et financé votre voyage ?

SV : J’ai payé de ma poche les billets d’avion, puis j’ai fait une demande de dons sur litchee.com qui a rapporté 1500 euros, la centrale COVETO nous a fourni un peu de matériel : aiguilles, médicaments, matériel pour stériliser…quelques amis , Mme Artigue notamment, ont aidé aussi, chacun à leur niveau.. Mais nous n’avions vraiment que le strict minimum pour nous lancer dans une telle aventure !

MS : Quelles étaient vos conditions de travail là bas ?

SV : Je travaillais à Porto Galinhas, à une heure de Recife et logeais dans une poussada (gîte) locale. Nous travaillions à la chaîne, les bénévoles et moi jusque tard dans la nuit dans un local très rudimentaire, pas étanche et dans une chaleur épouvantable. Comme j’étais la seule vétérinaire ne disposant que d’une anesthésie fixe et non gazeuse je n’opérais que les chiennes de moins de 20kgs en raison du risque hémorragique et de l’accessibilité, j’en ai stérilisé assez peu ..en revanche nous avons stérilisé entre 200 et 300 chattes en dix jours !

Sans compter les plaies diverses que nous avons essayé de soigner tant bien que mal …C’étaient des conditions de travail horribles auxquelles on est bien obligé de s’adapter si on veut faire, malgré, tout du bon boulot !

MS :que vous a apporté cette expérience ?

SV : Ce que j’ai fait est une goutte d’eau dans l’océan de ce qui reste à faire..Mais j’ai rencontré des gens extraordinaires, qui n’ont rien et donne tout..

Leur investissement et leur générosité font que ca valait vraiment la peine de leur donner un coup de main et de continuer à les soutenir…

MS : Vous êtes donc une ardente militante de la stérilisation ?

SV : Bien sur !  La stérilisation est primordiale !Il faut soutenir tout ce qui est fait dans ce sens …car si la question des chats et des chiens errants se pose au Brésil et dans d’autres pays pauvres , elle se pose aussi en France … Il y a beaucoup de chats et de chiens errants et malades dans l’Ile de France. Ils détruisent les poubelles pour se nourrir, il y a même des marcassins au raz des habitations à Montmorency.. Des particuliers et des associations soutiennent ce combat comme « Pattoune sans toit » à Courbevoie et d’autres ..

Il est donc important que chacun soit conscient de ce problème et soutienne toute initiative qui permette aux associations d’obtenir de l’aide, des subventions publiques pour améliorer la condition de ces animaux …